Crime et justice en Bretagne

Crime et justice en Bretagne - A. Le DougetL’historienne Annick Le Douget signe un livre magistral sur la justice en Bretagne depuis 1800.

Crime et justice en Bretagne, donne une large place aux acteurs de la justice, juges, magistrats, avocats, qui donne une dimension humaine à cette institution respectée mais décriée. Les grands débats  sur la peine de mort, les grands dossiers contreversés comme l’affaire Dreyfus, l’affaire Seznec sont évoqués avec mesure.
Jean-Marie Déguignet qui s’est exprimé avec fougue sur tous les faits de sociétés de sa période d’écrivain a comme d’habitude des opinions très tranchées sur les grands dossiers de son temps.
 
Pour une justice avec un grand J
Dans ce livre Bernez Rouz signe une contribution : « Pour une justice avec un grand J » qui reprend ses positions contre la peine de mort et le rêve de Déguignet « pour une justice avec un grand J ».
Crime et justice en Bretagne, éditions Coop Breizh, Spezet 2011, 210 p. (ISBN 978-2-84346-526-0).
 
La Bretagne et l'affaire Dreyfus - Jean Guiffan
 
 
Jean Guiffan a largement utilisé les commentaires de Déguignet sur l’Affaire Dreyfus dans son livre La Bretagne et l’affaire Dreyfus où notre Déguignet est bien sur Dreyfusard.
 
La Bretagne et l'affaire Dreyfus, éditions Terre de brume, coll. « Essais », Rennes, 1999, 271 p. (ISBN 2-84362-047-3).
 
 
 

Histoire d’une famille de Basse-Bretagne Histor eur familh a Vreïz-izel

Hervé Burel

Publication de l'histoire d'un paysan de Basse-Bretagne : un contemporain de Déguignet

Les éditions Skol Vreizh viennent de publier Histor eur familh a Vreïz-izel d’Hervé Burel (Histoire d’une famille de Basse-Bretagne).
Voici comment Jean-René Quéau présente ce nouveau témoignage en faisant référence directement à Déguignet.


« Les Mémoires d'un paysan Bas-Breton de Jean-Marie Déguignet 1834-1905, ont eu un succès très important il y a quelques années, lors de leur publication.
Histoire d'une famille de Basse-bretagne - Hervé Burel / Memoires d'un paysan bas-breton - Jean-Marie Déguignet
Découvrir qu'un paysan avait osé écrire et qu'il l'avait fait pour dénoncer l'ordre social établi et avec une telle insolence et virulence de ton ont alors stupéfait plus d'un lecteur. On pourrait penser qu'Hervé Burel est un deuxième Déguignet. Ces deux textes dénoncent, en effet, l'injustice sociale et la misère du peuple. 
Pourtant Déguignet semble plus anarchiste et en révolte contre tous, et Burel davantage impliqué dans la lutte syndicale et valorisant le respect et l'émancipation face au mépris et au mensonge. Par contre, ce qui les distingue radicalement, c'est le choix de la langue d'expression : Déguignet utilise la langue française parce qu'elle représente pour lui la langue de l'émancipation et de la culture. Burel, lui, écrit en breton, non par militantisme, mais parce qu'il maîtrise un spectre large de registres de langue en breton et est capable d'une expression en breton cultivé.
 
Le résultat de leurs expressions donne finalement une image en miroir : alors que Jean-Marie Déguignet universalise par le français un discours local sur le peuple en Bretagne et l'ordre social et politique tel qu'il l'a connu, Burel localise par le breton un discours de portée universelle. »